Le Haut Conseil du Dialogue Social

Cérémonie de clôture de la 22ᵉ édition du Concours d’Agrégation en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion du CAMES

Ce vendredi 21 novembre 2025, le Président du Haut Conseil du Dialogue Social, M. Mamadou Lamine DIANTE, a pris part à la cérémonie de clôture de la 22ᵉ édition du Concours d’Agrégation en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion du CAMES.Cet important évènement a été présidé par le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et technique, M. Amadou Moustapha Ndieck SARRE, en présence de la ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Dr Fatou SARR, ainsi que du conseiller juridique de son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar FAYE. La participation du Haut Conseil du Dialogue Social à cette cérémonie témoigne de son engagement constant en faveur de la promotion de l’excellence académique, du renforcement des compétences et de la valorisation des ressources humaines dans l’espace CAMES.

Le tripartisme : la seule voie qui compte

Permettez moi de rappeler brièvement l’origine du tripartisme. À la suite de la Première Guerre mondiale (1914-1918), une conférence internationale s’est tenue en 1919 à Versailles, en France, dans le but d’établir une paix durable. Cette conférence a abouti à l’adoption du célèbre traité de Versailles, dont la partie VIII prévoit notamment la création de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Cette institution repose sur un principe fondamental : la paix ne peut être véritablement durable que si elle s’appuie sur la justice sociale, laquelle est, dans chaque pays, indissociable de la paix internationale. Ainsi, l’OIT s’est vu confier la mission de légiférer pour instaurer cette justice sociale au sein de la Société des Nations (SDN), devenue plus tard l’Organisation des Nations Unies (ONU). Cinquante ans plus tard, l’OIT a reçu le prix Nobel de la paix en 1969, en reconnaissance de son action en faveur de la justice sociale, considérée comme un pilier essentiel de la paix mondiale. À ma connaissance, l’OIT demeure la seule composante de l’ONU à avoir reçu cette distinction pour sa contribution à la stabilité et à la paix dans le monde. Les avancées réalisées par l’OIT reposent sur la voie du tripartisme. Le tripartisme représente la démarche qui vise la justice sociale à travers une régulation concertée des relations de travail, en élaborant des normes et conventions internationales entre États, employeurs et travailleurs, chacun représenté par ses organisations. Ce modèle offre ainsi aux travailleurs et à leurs représentants un cadre de régulation, tant au niveau national qu’international, où la justice sociale occupe une place centrale. Toutefois, il reste encore beaucoup à accomplir pour les organisations de travailleurs. Comme le souligne Luc Cortebeeck, ancien président du groupe des travailleurs au Conseil d’Administration de l’OIT et devenu président de ce même Conseil en 2023, il reste du travail à faire, notamment face aux défis posés par la quatrième révolution industrielle, ou révolution numérique. Cette évolution, qui robotise la force de travail, généralise le télétravail et « artificialise » l’intelligence, pose avec acuité la question de l’avenir du travail et fait craindre une possible « obsolescence humaine ». Les voies antérieures au tripartisme Avant l’avènement du tripartisme, l’histoire des relations de travail fut marquée par l’esclavage, le travail forcé, les guerres mondiales et d’autres tragédies issues de rapports conflictuels entre le capital et le travail. La lutte des classes a été à l’origine de nombreux conflits, mais aussi de grandes avancées sociales, notamment à travers le mouvement syndical et son rôle dans la Révolution française. Selon l’institut de Poitiers, la Révolution française (1789-1799) résulte de la convergence entre les luttes ouvrières pour de meilleures conditions de travail à Paris et les luttes politiques contre la monarchie à Grenoble. Par la suite, la création de l’Association internationale des Travailleurs (AIT), connue comme la Première Internationale Ouvrière, le 28 septembre 1864 à Londres, visait à coordonner le mouvement ouvrier dans les pays européens nouvellement industrialisés, en réponse aux excès de la première révolution industrielle La « révolution du triangle rouge » de 1889 aux États-Unis, qui a permis d’obtenir la journée de huit heures, symbolise également cette lutte pour des conditions de travail plus humaines. On se souvient aussi du cri du cœur d’un ouvrier bolchevik, témoin de la croissance de son entreprise sans amélioration de sa propre situation, qui a contribué à déclencher la révolution bolchevique d’octobre 1917. Ces luttes ont permis d’importantes avancées pour l’humanité. Depuis l’instauration du tripartisme après la Première Guerre mondiale, les relations de travail sont devenues plus apaisées, les conflits et tragédies étant désormais rares. Après la lutte des classes et le tripartisme comme voies de conquête syndicale, faut-il envisager une troisième voie pour promouvoir le travail et la protection sociale ? La réponse est non, puisque l’OIT dispose déjà d’un département dédié à la protection sociale et légifère en la matière. Après la norme 102 de 1952 sur la sécurité sociale, la recommandation 202 de 2012 a défini les orientations pour des systèmes de protection sociale complets. Il nous appartient désormais de veiller à l’application de ces recommandations dans chaque pays. Pour la promotion du travail, l’OIT a pour slogan : « faire avancer la justice sociale, promouvoir le travail décent », le département ACTRAV de l’OIT fait un excellent travail dans la promotion du travail, ce qui rend inutile l’idée d’une troisième voie dans le cadre du tripartisme. Le pacte de stabilité sociale et d’émergence économique (2014), puis de croissance durable et inclusive (2025) Ces accords-cadres, fondés sur le tripartisme et la négociation collective (convention C 98), ne doivent pas être confondus avec la « participation responsable », qui implique un partage du pouvoir politique entre une entité politique et une organisation syndicale. Je reste un fervent défenseur de ces pactes et de tout accord-cadre garantissant une répartition équitable des fruits de la croissance générée par le couple capital-travail. Dans le secteur du pétrole et du gaz, un accord d’indexation des salaires sur le coût de la vie avait été signé dans les années 1980, avant d’être abrogé lors de la dévaluation du franc CFA en 1994. Depuis, plusieurs pactes sectoriels ont été conclus, entraînant des hausses salariales significatives et une stabilité sociale qui a inspiré l’adoption de ces pratiques au niveau national lors de la conférence sociale de 2014. Cette conférence a également proposé la création d’un Haut Conseil du Dialogue Social rattaché à la Présidence, en remplacement du comité de dialogue social. Le pacte repose sur des fondements solides, vise la stabilité sociale et engage les membres tripartites à respecter leurs engagements. Il ne porte atteinte à aucun droit des travailleurs, y compris le droit de grève, qui n’est jamais remis en cause dans le texte. Certes, le pacte n’est pas parfait et ne saurait répondre à toutes les revendications, mais il apporte des solutions concrètes, notamment pour les travailleurs des collectivités territoriales, qui ont connu de longues périodes de grève sans résultats probants. Pour ces raisons, le pacte mérite d’être signé. Cheikh DIOP Secrétaire Général de la CNTS/FC

Participation du HCDS à l’atelier national sur la protection sociale au Sénégal organisé par le Ministère de la Famille

Le Président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS), M. Mamadou Lamine DIANTÉ, a pris part, ce mercredi 5 novembre 2025, à l’hôtel Axil, à Dakar, au Dialogue national sur l’identification d’une architecture adaptée à un système national intégré de couverture du risque maladie, organisé par le Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités. Dans son allocution, le Président DIANTÉ a salué la volonté du Gouvernement de renforcer la protection sociale, pilier du travail décent et de la stabilité sociale. Il a réaffirmé l’engagement du HCDS et de ses mandants tripartites à accompagner toutes les initiatives visant à étendre la couverture du risque maladie aux travailleurs, notamment ceux du secteur informel. Le Président a également insisté sur l’importance d’un dialogue inclusif et d’une concertation permanente pour garantir un financement durable et équitable du système. Cette participation s’inscrit aussi dans la dynamique de la mise en œuvre du Pacte national de Stabilité sociale pour une Croissance inclusive et durable (PNSS – CID). https://www.facebook.com/share/v/17cJpGmhso

Bonne et Sainte Fête de la Toussaint

Le Président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS), M. Mamadou Lamine DIANTÉ, ainsi que l’ensemble des mandants tripartites, souhaitent à toute la communauté chrétienne une bonne et sainte fête de la Toussaint. En cette journée de recueillement, le HCDS réaffirme son attachement aux valeurs de paix, de solidarité et de cohésion sociale qui unissent toutes les composantes de la Nation.

Invité de la journaliste Aïda Mbène NIASS dans l’émission « ULTIMATUM » sur Seneweb.

M. Mamadou Lamine DIANTÉ, Président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS), sera l’invité de la journaliste Aïda Mbène NIASS dans l’émission « ULTIMATUM » sur Seneweb.Un entretien exclusif autour des grands enjeux du dialogue social, de la stabilité du monde du travail et des perspectives pour un climat social apaisé au Sénégal. Mardi 28 octobre à 20h00En direct sur Seneweb

Cérémonie officielle d’ouverture du 3ᵉ congrès ordinaire de l’Union Nationale des Syndicats Autonomes du Sénégal (UNSAS).

Ce vendredi 24 octobre, M. Mamadou Lamine DIANTÉ, Président du Haut Conseil du Dialogue social (HCDS), a pris part au King Fahd Palace à la cérémonie officielle d’ouverture du 3ᵉ congrès ordinaire de l’Union Nationale des Syndicats Autonomes du Sénégal (UNSAS). Placé sous le thème : « Repenser l’autonomie syndicale dans l’unité et la solidarité », ce congrès constitue un moment fort de réflexion et d’échanges sur l’avenir du mouvement syndical au Sénégal, dans un esprit d’unité et de responsabilité partagée. À cette occasion, M. DIANTÉ a rendu un vibrant hommage à feu Mademba SOCK, ancien Secrétaire général de l’UNSAS, qui a durablement marqué la vie du mouvement syndical sénégalais.Il a également réitéré son soutien aux acteurs engagés dans la promotion d’un système éducatif de qualité, au service du développement et de la cohésion nationale. https://www.facebook.com/share/v/1BRnTEMRDb

? Participation du HCDS à la cérémonie de remise de certificats de fin de stage aux élèves-maîtres de la 12ᵉ promotion

Ce samedi 18 octobre 2025, le Président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS), Mamadou Lamine DIANTÉ, a pris part à la cérémonie de remise de certificats de fin de stage aux élèves-maîtres de la 12ᵉ promotion, présidée par le Ministre de l’Éducation nationale, M. Moustapha Mamba Guirassy, au Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose.Placée sous le thème « L’école au service de la transmission des valeurs et de la construction d’une citoyenneté responsable », la cérémonie a célébré l’engagement et le mérite des futurs enseignants.Le Président DIANTÉ a salué les efforts du ministère pour la promotion d’une éducation de qualité et la valorisation du corps enseignant.

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 15 octobre 2025.

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a chargé le Premier ministre de réaliser une évaluation semestrielle et sectorielle de la mise en œuvre du plan d’actions issu du Pacte national de stabilité sociale, en collaboration avec les partenaires sociaux et le Haut conseil du dialogue social (HCDS). Selon le communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi, cette évaluation devra être menée dans chaque ministère et prendra également en compte les doléances des centrales syndicales. Le Chef de l’État a rappelé que la signature de ce pacte, le 1er mai 2025, représente un tournant majeur dans le renforcement du dialogue social tripartite entre le gouvernement, les syndicats et le patronat. Ce pacte s’inscrit par ailleurs en cohérence avec l’Agenda national de transformation, visant une croissance inclusive et durable. Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la généralisation de la création des comités sectoriels et spécialisés de dialogue social afin de promouvoir une véritable culture du dialogue dans toutes les sphères. Par ailleurs, le président a souligné la nécessité d’une « évaluation prospective » des actions du HCDS. Il a demandé au ministre du Travail et au président du Haut conseil de proposer, d’ici fin décembre 2025, un nouveau cadre pour les missions, l’organisation et le fonctionnement de cette institution. A l’occasion, le Président Faye a chargé le ministre du Travail, Olivier Boucal, de préparer, en concertation avec tous les acteurs concernés, la prochaine Conférence sociale dont le thème retenu est « La productivité au travail »._ Radio Télévision Sénégalaise

Cérémonie d’ouverture de l’atelier de la Revue annuelle de la protection sociale (RAPS), organisée par la (DGPSN)

Ce mercredi 08 octobre 2025, Mme Sow Aïssatou TOURE, Présidente de la Commission « Protection sociale » du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS), représentant le Président de l’institution, Monsieur Mamadou Lamine DIANTÉ, a pris part à la cérémonie d’ouverture de l’atelier de la Revue annuelle de la protection sociale (RAPS), organisée par la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN), à l’hôtel Fleur de Lys du Point E. Dans son allocution, elle a salué l’engagement constant du HCDS aux côtés de la DGPSN pour le renforcement du système national de protection sociale. Elle a rappelé que la Stratégie nationale de Développement 2025-2029 place la protection sociale au cœur des priorités publiques. Mme TOURE a également souligné l’importance du dialogue social pour accompagner les réformes et lever les résistances au changement. Elle a réaffirmé la disponibilité du HCDS à collaborer avec l’ensemble des acteurs pour des résultats concrets et durables. Enfin, elle a insisté sur la nécessité d’une approche concertée, inclusive et équitable, au service du bien-être des populations

Rentrée scolaire 2025-2026

Le Président ainsi que l’ensemble des mandants tripartites du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS) souhaitent à tous les élèves, enseignants et acteurs du système éducatif une excellente rentrée scolaire 2025-2026, placée sous le signe de la réussite et du dialogue.

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