Audience accordée par Monsieur le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne à la délégation du Haut Conseil du Dialogue Social du Burkina Faso

Audience accordée par Monsieur le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne à la délégation du Haut Conseil du Dialogue Social du Burkina Faso conduite par son Président le Professeur Domba Jean Marc Palm (Ancien Ministre des Affaires Etrangéres du Burkina Faso)
L’audience s’est déroulée en présence de Mme NDiaye Innocence NTap Présidente du HCDS / SENEGAL

Ressources pétrolières et gazières

De nouvelles concertations pour optimiser son exploitation

Pour une exploitation optimale des ressources pétrolières et gazières du pays, des nouvelles concertations se tiennent à l’auditorium de la sphère ministérielle de Diamniadio. Ouverte par Samba Sy le ministre du travail, du dialogue social, des organisations professionnelles,  cette rencontre de trois jours organisée par Haut conseil du dialogue social, vise au-delà des enjeux et défis du secteur, à offrir un cadre de dialogue tripartite pour de pertinentes recommandations.

Issus de plusieurs secteurs, (ministères, sociétés pétrolières et gazières, organisations patronales,  syndicales et groupements associatifs), 85 participants sont en conclave depuis hier mardi 31 juillet 2018, à l’auditorium de la 1ière sphère Ministérielle de Diamniadio.

Réunis pour 3 jours dans le cadre de la 12ième assemblée plénière du Haut conseil du dialogue social, la rencontre, au-delà du renforcement des capacités sur les enjeux et défis liés à l’exploitation des ressources pétrolières et gazières, vise à permettre aux membres de l’Institution de formuler des recommandations dont la mise en œuvre pourra contribuer à la fois à un essor économique et à un progrès social

L’ ouverture officielle de la cérémonie a été présidée par M Samba Sy, ministre du travail, du dialogue social, des organisations professionnelles et des relations avec  les institutions. Pour le ministre « le dialogue social, un moyen d’atteindre les objectifs de développement économique et social, est aussi un mécanisme de contribution à la formulation des objectifs, un outil d’accroissement de l’impact socioéconomique des entreprises nationales ».

Samba Sy a aussi beaucoup insisté sur le développement du capital humain, de la culture de la bonne gouvernance et surtout de l’instauration d’une paix juste et durable.

Revenant sur l’importance de cette rencontre, le syndicaliste Babacar Sarr, secrétaire général adjoint de la Cnts, a relevé que le Sénégal a tous les atouts pour réaliser des bonds qualitatifs et quantitatifs dans le domaine socioéconomique. Mais, «les ressources n’étant pas éternelles, nous devons les gérer de manière inclusive, intelligente et transparente, en laissant une part importante aux générations futures. C’est-à-dire en ciblant les secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé, l’agriculture, l’électricité et en élargissant ce dialogue inclusif à la Société Civile », a-t-il plaidé.

Selon Charles Faye qui parlait au nom du patronat, le Sénégal, grâce à ses ressources naturelles peut devenir un hub, « mais cela doit nous inciter à une introspection pour aboutir à des propositions et des recommandations pertinentes ».

Yacouba Diallo, statisticien principal et représentant de l’OIT, a averti « qu’il ne suffit pas seulement qu’une multinationale s’installe pour créer des emplois, améliorer la croissance et le développement, le dialogue social est un outil, mais aussi une culture qui peut garantir la paix sociale pour un meilleur rendement ».

C’est dans cette logique que Mme Innocence Ntap Ndiaye,  la présidente du Haut conseil du dialogue social, (Hcds)a souligné dans son intervention la nécessité de relever les défis de demain. Car, selon elle, « le débat souvent portait malheureusement sur les contrats passés ou la transparence, occultant d’autres challenges comme les opportunités d’affaires pour les travailleurs, populations et entreprises nationales du Sénégal ».

Cette rencontre de trois jours est initiée par le Hcds, en collaboration avec le comité d’orientation stratégique du Pétrole et du gaz (Cos-Petrogaz), le Comité national de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) au Sénégal et l’Equipe d’appui technique au travail décent, Bureau Pays Dakar (du Bit).

HCDS : Le Burkina Faso s’inspire du modèle Sénégalais

L’expérience du Sénégal en matière de règlement des crises sociales sert d’exemple aux pays de la sous région. C’est le cas par exemple du Burkina Faso qui avait invité la présidente du Haut conseil du dialogue social du Sénégal à venir assister à l’installation de ses membres. Innocence Ntap Ndiaye recevait aujourd’hui Jean Marc Palme venu à Dakar pour s’inspirer du modèle sénégalais pour un partage d’expériences pour mieux booster le pacte de stabilité sociale et d’émergence économique.

Réconciliation entre les délégués de l’URD et leurs travailleurs

Le Haut Conseil du Dialogue Social, médiateur entre la Direction Générale des Remorqueurs de Dakar (URD) et le Syndicat National des Travailleurs de la Marine Marchande du Sénégal (SNTMMS).

Saisie par la direction Générale des Remorqueurs de Dakar, la présidente du haut conseil du dialogue social, Innocence Ntap Ndiaye a fait appel au dialogue entre les différentes parties. Le but étant de trouver un terrain d’entente notamment sur les conditions de travail, de repos et de droit aux congés. Ce travail de médiation se fait depuis quelques mois.

Selon Mouhamed Ndiaye, membre du syndicat national des travailleurs de la marine marchande du Sénégal, interrogé par nos confrères de la RTS, le problème est surtout centré au niveau du droit aux congés. Il poursuit qu’il y avait eu des accords sur ce droit. Mais, après quelques années de pratique, l’URD est revenu sur ce point. C’est la cause du problème.

Madame Ndiaye a déclaré qu’une discussion sur toutes les questions qui ne sont pas taboues aura lieu afin d’arriver à instaurer un climat social apaisé entre les dirigeants de l’entreprise et leurs travailleurs.

Saint-Louis : Plaidoyer pour une convention collective dans le secteur de l’Agroindustrie

Les Grands Domaines du Sénégal (GDS) ont ouvert, ce matin, un atelier de renforcement de capacités sur la régulation sociale et les mécanismes de dialogue destinés à ses partenaires. Plusieurs responsables de représentations syndicales nationales participent à ce conclave de deux jours, organisé en collaboration avec le Haut conseil pour le dialogue social (Hcds).

Olivier BIBERSON, le directeur Généréal des GDS s’est félicité de la mobilisation des délégués des travailleurs à cette session et de la collaboration avec le Hcds, en renseignant que «  le dialogue est une réalité » dans son entreprise. «  Nous devons nous donner les outils d’améliorer ces acquis », a-t-il martelé. M. BIBERSON  qui s’exprimait en marge de  l’ouverture de ce séminaire a souligné l’importance de la concertation dans la prévention des crises et dans la création d’un climat favorable à la croissance.

Le secrétaire général de Confédération démocratique des Syndicats libres (CDSL) a magnifié la volonté exprimée par la Société basée à Ndiawdoune d’instaurer la concertation dans sa relation avec ses partenaires sociaux, en invitant les autres entités évoluant dans le secteur de l’agroalimentaire à s’inscrire dans cette dynamique.

Ibrahima SARR a par ailleurs plaidé pour la mise en place d’une convention collective dans ce secteur en plein essor. «  Jusqu’à présent, ils sont régis par un arrêté ministériel qui date de très longtemps. Cette règlementation est de temps en temps améliorée, mais elle ne répond toujours pas aux exigences des travailleurs de l’agriculture », a-t-il dit.

Pour Mme Innocence Ntap NDIAYE, la présidente résidente du Hcds, « il n’existe d’ailleurs pas de convention explicite. Il s’agit d’un simple arrêté signé depuis les indépendances ». « Ce texte est devenu obsolète », a-t-elle signalé.

« Nous rencontre à Saint-Louis nous permettra de réfléchir ensemble sur les modalités de mise en place de cette nouvelle convention », a indiqué l’ancien ministre.

En félicitant les GDS pour son initiative, Innocence Ntap NDIAYE rappelle que « sans la paix sociale, il n’est pas possible d’atteindre le développement ». « Le Hcds s’engage aux côtés des grandes entreprises pour former toutes les différentes prenantes sur les mécanismes du dialogue », a-t-elle ajouté.