Tunisie: Première réunion du bureau du Conseil national du Dialogue social

Démarrage effectif, ce lundi 10 décembre du Conseil national du Dialogue social, à la faveur de la tenue de la première réunion de son conseil. Sous la présidence de Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT et Samir Majoul, président de l’UTICA y conduit leurs délégués respectifs, lors de ce coup d’envoi, accueilli au siège de l’UTICA.

Installé officiellement, le 27 novembre dernier, par le chef du gouvernement, le conseil prend ainsi son envol. Selon les dispositions de la Loi n° 2017-54 du 24 juillet 2017, portant sa création et fixant ses attributions et ses modalités de son fonctionnement, les structures du conseil (Art. 6) sont composées de l’assemblée générale, le bureau de l’assemblée générale, et la direction du conseil.

« Le bureau de l’assemblée générale se compose (Art 14) de neuf membres dont le président de l’assemblée générale en tant que président, ses deux vice-présidents et deux membres de l’assemblée générale représentants de chaque partenaire social, choisis par les parties intéressées. »

Il « assure notamment (Art 16) les missions suivantes :

  • l’arrêt de l’ordre du jour de l’assemblée générale, la programmation de ses réunions et la préparation des dossiers qui lui sont soumis,
  • l’élaboration des programmes d’action de l’assemblée générale et la répartition du travail entre les commissions,
  • l’élaboration du projet de règlement intérieur du conseil et sa soumission à l’assemblée générale pour approbation,
  • la supervision de l’élaboration du rapport annuel du conseil et sa soumission à l’assemblée générale pour approbation,
  • la supervision de la rédaction des procès-verbaux et la conservation des documents du conseil. »

Saint-Louis : Plaidoyer pour une convention collective dans le secteur de l’Agroindustrie

Les Grands Domaines du Sénégal (GDS) ont ouvert, ce matin, un atelier de renforcement de capacités sur la régulation sociale et les mécanismes de dialogue destinés à ses partenaires. Plusieurs responsables de représentations syndicales nationales participent à ce conclave de deux jours, organisé en collaboration avec le Haut conseil pour le dialogue social (Hcds).

Olivier BIBERSON, le directeur Généréal des GDS s’est félicité de la mobilisation des délégués des travailleurs à cette session et de la collaboration avec le Hcds, en renseignant que «  le dialogue est une réalité » dans son entreprise. «  Nous devons nous donner les outils d’améliorer ces acquis », a-t-il martelé. M. BIBERSON  qui s’exprimait en marge de  l’ouverture de ce séminaire a souligné l’importance de la concertation dans la prévention des crises et dans la création d’un climat favorable à la croissance.

Le secrétaire général de Confédération démocratique des Syndicats libres (CDSL) a magnifié la volonté exprimée par la Société basée à Ndiawdoune d’instaurer la concertation dans sa relation avec ses partenaires sociaux, en invitant les autres entités évoluant dans le secteur de l’agroalimentaire à s’inscrire dans cette dynamique.

Ibrahima SARR a par ailleurs plaidé pour la mise en place d’une convention collective dans ce secteur en plein essor. «  Jusqu’à présent, ils sont régis par un arrêté ministériel qui date de très longtemps. Cette règlementation est de temps en temps améliorée, mais elle ne répond toujours pas aux exigences des travailleurs de l’agriculture », a-t-il dit.

Pour Mme Innocence Ntap NDIAYE, la présidente résidente du Hcds, « il n’existe d’ailleurs pas de convention explicite. Il s’agit d’un simple arrêté signé depuis les indépendances ». « Ce texte est devenu obsolète », a-t-elle signalé.

« Nous rencontre à Saint-Louis nous permettra de réfléchir ensemble sur les modalités de mise en place de cette nouvelle convention », a indiqué l’ancien ministre.

En félicitant les GDS pour son initiative, Innocence Ntap NDIAYE rappelle que « sans la paix sociale, il n’est pas possible d’atteindre le développement ». « Le Hcds s’engage aux côtés des grandes entreprises pour former toutes les différentes prenantes sur les mécanismes du dialogue », a-t-elle ajouté.